Mesdames, Messieurs, cher(e)s ami(e)s
Alors que l’Assemblée Nationale a adopté le 22 décembre 2009, le projet de loi transformant la Poste en société anonyme, notre comité reçoit encore toutes les semaines des signatures d’élus, des délibérations de Conseils municipaux – sur notre proposition de loi qui exige :
« 1) d’abroger les directives européennes n° 97/67 CE et 2002/39/CE et de s’opposer par avance à l’application de la directive postale annoncée visant à livrer à la concurrence le courrier de 50 grammes et moins.
2) de rétablir le monopole public d’Etat permettant de réinstaller partout où les communes en font la demande les bureaux de postes avec les fonctionnaires nécessaires garants de l’existence de ce service public. »
Déjà près de 7000 signatures d’élus qui exige le retour au monopole public !
M. François Fillon, Premier ministre, nous a répondu qu’il « prend note » de notre combat, mais qu’il n’a pas le temps de nous recevoir.
Avons-nous un iota à changer après le vote de la loi à ce que nous écrivions au Premier Ministre :
« Tout le monde sait qu’en mettant fin au monopole postal et en autorisant les entreprises privées à avoir une activité dans ce secteur, la Poste n’aura d’autre possibilité que de s’adapter à la concurrence. Tout le monde sait que c’est précisément l’ouverture à la concurrence qui ouvre la voie à la privatisation du secteur postal et non simplement le dosage des capitaux publics entrant dans la composition de la « société anonyme La Poste ».Du jour au lendemain des dizaines de « sociétés anonymes » - multinationales pour la plupart – vont se ruer pour occuper le terrain du marché postal. Tout le monde sait que pour les « sociétés anonymes » concurrentes sur le marché, ce qui compte, ce n’est pas le droit républicain de chaque citoyen, de chaque commune, à l’échange sur une base de péréquation tarifaire, mais le rapport financier qu’elles en tirent. » ?
Et donc, il faut répondre à ces lettres d’élus, à ces délibérations de conseils municipaux.
Le combat doit se poursuivre et nous devons, bien sûr, tirer le bilan de ce qui s’est passé. Pourquoi avoir participé à une commission – la commission Ailleret- qui se proposait d’adapter la dernière directive européenne ? La stratégie du référendum n'était elle pas condamnée d'avance? Pourquoi le comité pour la votation n’a-t-il pas répondu à notre proposition de manifestation nationale à l’Assemblée nationale?
Si donc le combat doit se poursuivre, et il le doit, il est nécessaire d’apprécier la nouvelle situation. Les élus n’auront bientôt plus en face d’eux un interlocuteur, la Poste, dont l’autorité relèvait de l’Etat, mais une ou des sociétés anonymes, ce qui ne simplifie pas les choses. Et cela renforce l’exigence que nous devons mettre en avant : le retour au monopole public de la Poste qui passe par l’abrogation de la loi postale du 22 décembre 2009.
Ne nous revient-il pas de reprendre la proposition de loi de Roquebrun en y ajoutant ce paragraphe ?
- l’Assemblée Nationale abroge la loi du 22 décembre 2009
Ne nous revient-il pas en nous fédérant d’intervenir pour défendre pied à pied chacun des bureaux de poste dont les communes exigent le maintien ?
Voilà pourquoi nous vous invitons a une
REUNION
LE JEUDI 11 FEVRIER 2010
A 19 HEURES
SALLE DES CONFERENCES
boulevard Elysée Saisset
A Murviel-lès–Béziers
(Avec l'accord de Monsieur le Maire)
La réunion sera suivie de notre traditionnel verre de l’amitié.
Pourriez vous être présent ou envoyer un représentant de votre commune ?
A tous les élus, nos meilleurs vœux ! L’année 2010 sera sans doute une année d’âpres combats pour la défense de la civilisation. Qu’elle soit également une année marquante dans la défense et la reconquête des services publics et du monopole public de la poste !
Maryse Launais
Contact : Launais Maryse route de Laurenque 34460 Roquebrun
Tel/Fax : 0434330432 Email : launais.maryse@neuf.fr